Têtière Le Vesinet
Mardi 22 mai 2012
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Eric Bouvron Interview d'Eric Bouvron

A l'occasion de sa venue au théâtre du Vésinet le 20 octobre 2011 pour le spectacle La Mission Victor Mulot.

Comment est né le personnage de Victor Mulot ?

Victor est un mélange de Tintin, James Bond et Mister Bean. Mon but est de surprendre, faire rire, émouvoir et faire voyager les spectateurs, à partir de vraies rencontres, de réelles expériences. C'est une forme de spectacle totalement inédite, mais ce n'est ni un documentaire, ni un spectacle à morale et message. En fait, je me définis comme un globe-trotter du théâtre, je vais dans des pays extrêmes pour faire aboutir mes créations. J'ai ainsi fait des improvisations dans des écoles d'Inuits : à travers l'humour, on peut communiquer sur tout. J'ai aussi vécu parmi les Bushmen. Tout le défi, c'est de transposer les grands espaces et les émotions reçues sur une scène.

Après l'Afrique, vous abordez le Groenland. Pourquoi ce choix diamétralement opposé ?

Lors de mon spectacle précédent, Bushman, j'ai rencontré deux Canadiennes qui m'ont conseillé de faire également une pièce sur l'autre extrême, le Groenland. Je suis né en Afrique du Sud, je préfère le chaud au froid, donc je n'étais pas très emballé au début. Mais petit à petit, en me documentant sur le Grand Nord, j'ai finalement décidé de partir là-bas. Pendant plusieurs jours,
j'ai ainsi découvert les courses de traîneaux, la banquise, la chasse aux phoques, les aurores boréales... J'ai eu beaucoup de chance.

Vous avez co-écrit et mis en scène ce spectacle avec la comédienne Sophie Forte. Comment s'est passée cette collaboration ?

Sophie a la capacité d'être essentielle : elle a une façon d'écrire incroyable, elle s'éloigne totalement du monde télévisuel où on l'a connue. C'est une comédienne, une auteure et une chanteuse exceptionnelle. J'écris le concept de mon spectacle et elle, elle sait comment mettre en valeur mes idées. La mise en scène se fait donc à deux, elle a un regard extérieur sur ce que je fais. Mais c'est le public qui a le dernier mot. Le spectacle évolue tout le temps, avec des scènes improvisées. Pour moi, la meilleure récompense, c'est de voir les spectateurs heureux.

Ce n'est pas la première fois que vous vous produisez au Vésinet...

Non, le théâtre du Vésinet m'a soutenu pendant une période de résidence artistique au collège du Cèdre où ces trois dernières années, j'ai donné des ateliers d'expression et encouragé la folie créatrice des élèves. Le théâtre du Vésinet est de grande qualité et il m'a également fait confiance pour utiliser leurs locaux et je l'en remercie encore. J'adore Le Vésinet, c'est une ville élégante, qui bouge et qui ose. Elle est aussi internationale, n'hésitant pas à organiser une grande soirée anglophone.

Quels sont vos projets ?

Je vais découvrir d'autres contrées telles que l'Amazonie, la Mongolie, ou le Laos. Mais ma grande fierté, c'est d'avoir créé l'association « Rire pour guérir » où nous essayons de donner des instants de bonheur aux malades des hôpitaux des Yvelines.

 
 
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