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Mardi 22 mai 2012
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A l'occasion de sa venue pour le spectacle Eclats de vie au théâtre du Vésinet le 18 octobre 2011. Comment est né Eclats de vie ? C'est tout simplement la continuité ou plutôt l'épanouissement d'un spectacle seul en scène que je joue depuis plus de trente ans, qui était improvisé au départ, puis sédimenté et désormais arrivé à maturité avec un mélange de textes classiques et contemporains. C'est un spectacle ludique, de plaisir, avec de l'humour et de la pudeur, répondant aux lois du music-hall. Ce n'est pas une soirée littéraire, même si j'y aborde de la poésie ou du romanesque, par le truchement du théâtre. Je dirais même que c'est un spectacle en confidence : je crée un lieu de questions joyeuses entre le public et moi. Sur quels critères avez-vous opéré le choix des textes et que vouliez-vous apporter au public ? Il y a de grands et très beaux textes, qu'il s'agisse d'auteurs célèbres comme La Fontaine ou Molière que je revisite à ma manière, avec une autre portée que celle de leur contexte originel et d'autres plus méconnus tels que ceux de Boulgakov ou Maiakovski. Il y a également quelques textes de moi, ou des phrases que j'ai entendues ici ou là. Ce sont des collages de coups de foudre, dus au hasard du temps. Les textes sont venus à moi, je ne les ai pas cherchés, que ce soit, par exemple, un poème lu dans un article d'une revue, ou un texte de Marguerite Duras qui avait été apporté par un ami. Certains textes emportent-ils votre préférence ? Il y a effectivement une préférence, certains soirs. J'ai une tendresse toute particulière pour le poème On n'est pas sérieux quand on a 17 ans d'Arthur Rimbaud... Vous avez joué au sein de troupes nombreuses et vous voici seul en scène... Le plaisir est-il différent pour vous ? En fait, l'un rappelle que l'autre est formidable. Je verrais cela un peu comme le parallèle que l'on peut faire entre la campagne et Paris. Quand on est à Paris, on rêve de campagne et inversement. On rêve de l'ailleurs. Etre seul sur scène, c'est une récréation qui a ses propres lois, ses règles, un rapport différent avec le public. Avec ce spectacle, vous avez beaucoup joué à Paris et vous allez sillonner les routes de France et d'Europe. Voyez-vous une différence entre les publics ? Le public en dehors de Paris me semble moins blasé, il a davantage l'attente d'un spectacle. Il y a un rapport plus généreux en banlieue ou en province, on ressent en tant que comédien que l'on fait du bien au public. En Europe, c'est encore un peu différent, on joue à la fois pour des Français qui y sont installés, mais aussi pour des personnes qui aiment notre langue, pour qui cela représente un intérêt littéraire. Ce qui change en fait, c'est la proportion des salles, on est dans l'intimité, avec un
C'est votre épouse Christine qui vous met en scène... Je travaille avec ma femme depuis que nous nous connaissons. Elle est à la fois mon assistante, mon adaptatrice, etc. Elle me fait retravailler, elle m'aide à choisir les textes, c'est un vrai travail à deux passionnant. Quels sont vos projets ? J'aimerais faire un spectacle entièrement tourné vers le music hall, un peu comme le faisait Serge Reggiani dans la deuxième partie de sa carrière. Sinon, j'hésite entre plusieurs projets de théâtre ou de réalisation. Mais vous avez déjà pu me voir en octobre sur France 2 dans le rôle titre d'un téléfilm sur Joseph Wresinski. |
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