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Mardi 22 mai 2012
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Rencontre avec le metteur en scène Jean-Luc Revol pour la pièce Hamlet, présentée au théâtre du Vésinet le 15 novembre. Ce n'est pas la première fois que vous mettez en scène du Shakespeare... C'est ma deuxième adaptation de Shakespeare après La Tempête. Si on a décidé de mettre en scène Hamlet, c'est en fait un concours de circonstance. Cela provient d'une envie commune avec Philippe Torreton de jouer du Shakespeare dans le cadre du festival de théâtre de Grignan et nous nous sommes dit pourquoi ne pas se frotter à Hamlet... Hamlet est un classique souvent mis en scène. Comment se prépare-t-on quand on doit soi-même adapter cette pièce connue de tous ? J'ai commencé par voir plusieurs mises en scène, mais je crois qu'il faut mettre de côté tous les réflexes de théâtre référentiel que l'on peut avoir. Dans le cadre du festival de Grignan, nous jouions en plein air, dans un lieu très fort, incroyable, mais avec des contraintes techniques. Là, pour cette tournée, la scénographie est bien plus simple. Nous retournons à un espace vide, nu, les comédiens sont mis en avant : il n'y a pas de vidéos, d'éclairages compliqués... C'est comme si nous retrouvions ce qui pouvait se faire au festival d'Avignon du temps de Jean Vilar. C'est donc volontairement assez classique, en porte-à-faux de ce que je fais d'habitude, ce qui est un travail très intéressant pour un metteur en scène. Certaines scènes sont coupées. Comment adapte-t-on une telle oeuvre ? Notre version dure 2h40, il y a en effet des scènes supprimées, mais elles ne changent ni le corps du texte, ni l'histoire et d'ailleurs, c'est encore en pleine évolution. Nous avons travaillé avec un dramaturge anglais et jusqu'à présent, notre version de Hamlet est bien reçue et saluée par le public. Vous y avez même introduit de l'humour et de l'autodérision... Oui, il y a des moments d'humour, mais vous savez, Shakespeare, ce n'est pas que du drame ! Dans Le Roi Lear par exemple, il y a énormément de moments drôles. En fait, c'est assez rare qu'en France on garde l'humour de Shakespeare. Le personnage de Hamlet n'est pas qu'un héros romantique, sombre et torturé. Il joue la folie en fonction de l'interlocuteur qu'il a en face de lui. Vous êtes aussi comédien. Quel rôle vous êtes vous donné dans Hamlet ? J'y joue le rôle de Bernardo dans le premier acte et dans les autres, je fais plus de la figuration. Mais j'avais surtout très envie d'être sur scène avec mes comédiens. |
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