Têtière Le Vesinet
Mardi 22 mai 2012
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Sydney Bernard Interview de Sydney Bernard

Rencontre avec le metteur en scène et comédien à l'occasion du spectacle 20 000 lieues sous les mers présenté au théâtre du Vésinet le 25 novembre.

Qu'est-ce qui attend les Vésigondins avec votre adaptation de Jules Verne ?

Ce spectacle, familial, existe depuis cinq ans. En l'adaptant, nous avons respecté l'oeuvre originale : le texte et la chronologie sont semblables au roman. Le public va ainsi découvrir 20 000 lieues sous les mers tel qu'il a été écrit par Jules Verne. Pour mieux servir le texte, nous y avons juste rajouté des effets spéciaux et théâtraux qui ont nécessité une vingtaine de techniciens en amont pour les réaliser. C'est une très belle histoire et une mise en scène spectaculaire. En tout, nous avons fait plus de 600
représentations et un deuxième décor existe pour les tournées à l'étranger.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de monter un spectacle à partir d'une oeuvre de Jules Verne ?

En 2005, il y a eu de nombreuses commémorations du centenaire de la mort de Jules Verne. J'avais lu cet auteur très jeune et j'étais impressionné par les aventures qu'il racontait. 20 000 lieues sous les mers est le roman le plus difficile à adapter, d'ailleurs il ne l'avait été que lors de spectacles de marionnettes. J'ai ainsi pu innover avec une oeuvre emblématique, la plus complexe et aboutie de Verne. Mais nous avons rencontré des difficultés à la rendre théâtrale. Nous avons mis un an et demi pour le faire. D'ailleurs, la pièce évolue tout le temps, on y ajoute des nouveautés. Au théâtre du Vésinet, vous pourrez ainsi découvrir une toute nouvelle scène, de nouveaux objets... C'est un spectacle qui vit en permanence.

On y découvre un Jules Verne visionnaire...

Tout à fait, 20 000 lieues sous les mers est une oeuvre excessivement moderne par son côté humaniste et avant-gardiste. Jules Verne y parle déjà de développement durable, il avait anticipé sur les thèmes de l'écologie, du réchauffement climatique, de la défense de la nature et des animaux. Ce que le public retient en sortant du spectacle, c'est l'incroyable modernité de cette oeuvre.

Vous avez des expériences de théâtre de rue, qu'est-ce que cela vous a apporté pour cette pièce ?

J'ai effectivement joué pendant une dizaine d'années dans des spectacles de rue, je voulais apprendre de nouvelles choses, de nouvelles formes de théâtre, avoir une interactivité avec le public. J'ai aussi fait en parallèle des activités de clown et de masque et toutes ces formes de théâtre se retrouvent dans 20 000 lieues sous les mers. Ce n'est pas une narration classique. Ici, le personnage vit vraiment ce qu'il raconte. Je suis pendant une heure trente sur scène, dans un rôle très physique.

Quels sont vos projets artistiques ?

Nous répétons déjà notre prochain spectacle qui verra le jour à partir de novembre 2012. Il s'agit d'une adaptation de La Machine à remonterle temps de H.G. Wells, dans une scénographie inédite et originale. J'essaye ainsi de monter une trilogie avec les pères de la science-fiction, après Jules Verne, c'est au tour de Wells !

 
 
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