La sécurité routière en milieu scolaire (SRMS)
Depuis plus de 10 ans, la Ville mène des actions de prévention auprès des jeunes, de la maternelle au lycée, sur les dangers de la rue et de la route.
Une cellule spéciale « Sécurité Routière » - animée par 2 personnes dont un moniteur de prévention routière également Intervenant départemental Sécurité routière (IDSR) - intervient toute l'année dans les établissements scolaires.
L'objectif : mettre en application un programme destiné à développer les comportements et les réflexes des enfants, afin qu'ils soient capables de se déplacer en toute sécurité dans un espace public.
La sécurité routière expliquée aux Terminales
Fin octobre 2010, les élèves de terminale des lycées Alain et du Bon Sauveur ont bénéficié d'une journée consacrée à la sécurité routière. Au total, 440 jeunes ont été sensibilisés aux risques d'accidents à travers des appareils de simulation et une exposition.
Encadrés par la cellule SRMS, rattachée à la police municipale - et avec le concours de quatre intervenants départementaux de la sécurité routière des Yvelines (IDSR) - , les élèves sont passés, à tour de rôle, aux ateliers et tests pratiques.
Au Bon Sauveur, qui participait pour la première fois à l'opération, l'accent a été mis sur la ceinture de sécurité avec l'essai de la voiture tonneau, prêtée par la Macif, qui a suscité beaucoup de réactions par son côté spectaculaire. L'objectif étant de réfléchir aux conséquences dramatiques que peut provoquer l'absence de ceinture en cas de tonneau ou d'accident.
Au Lycée Alain, la sensibilisation a porté sur l'alcool, la drogue et la vitesse au volant.
Lunettes déformantes, réflexiomètre calculant le temps de réaction et les distances de freinage, simulateur de taux d'alcoolémie, exposition de photos... les différents ateliers ont permis à tous d'ouvrir les yeux sur les risques d'accidents liés à la consommation d'alcool et de drogue.
Ouvrir les yeux sur les conduites à risques
Michaël, élève au lycée Alain, explique : « Les photos d'accidents m'ont fait l'effet d'un vrai électrochoc ! Cela nous remet les idées en place. J'ai appris qu'un scooter est plus vulnérable qu'une moto et que l'on doit changer de casque tous les cinq ans car le polystyrène se dégrade et ne protège plus la tête efficacement. Moi-même conducteur de scooter, je me suis senti très concerné ».
Quant à Sophie, élève du même lycée, ce sont les conséquences liées à la vitesse qui l'ont particulièrement marquée : « Je suis une future automobiliste puisque je suis encore en conduite accompagnée. C'est seulement aujourd'hui que je prends vraiment conscience des distances de freinage. Les photos chocs frappent beaucoup plus que tous les discours. Pour l'instant, je circule à vélo et je n'avais pas vraiment conscience des risques d'accidents possibles ».
Une prise de conscience qui, espérons le, soit collective et surtout durable.